Discothécaires : en voie de disparition ?

Le prêt de CD, tout comme les ventes d’albums, est en perte de vitesse depuis l’émergence de nouveaux modes de diffusion de la musique, légaux ou illégaux. Quelles nouvelles pratiques pour redonner un second souffle à cette famille particulière de bibliothécaires ?

 

Depuis son apparition à la fin des années 1960 avec le prêt de vinyles, l’écoute de musique a connu plusieurs changements de supports (cassettes, CDs et – souvenez-vous – mini-discs) jusqu’à la déferlante numérique des années 2000 et ses facilités d’accès voire d’acquisition de produits musicaux. Les innovations pour donner un nouveau souffle à la diffusion de musique en bibliothèque peuvent venir des supports et des formes traditionnelles de musique comme des possibilités offertes par les nouvelles technologies.

Instruments de musique : les prêter, les fabriquer…

Le service de prêts d’instruments de musique en bibliothèque, loin de faire de l’ombre aux revendeurs et aux conservatoires, représente un formidable tremplin pour s’initier à la pratique musicale. Les discothécaires de Cherbourg et Toulouse témoignent des bienfaits de cette offre encore atypique.

La musique étant devenu beaucoup plus facilement accessible, le travail de médiation et d’animation devient fondamental. De la fanfare d’ipad aux ateliers de créations, vous trouverez un catalogue non exhaustif de nouvelles tendances sur ce lien.

Les bibliothèques font sortir la musique dans la ville

La bibliothèque départementale du Haut-Rhin organise une dizaine de tournées par an de son bibliobus en compagnie d’artistes locaux, professionnels ou non, et amène ainsi des animations participatives jusque dans les zones rurales du département.

A Lille, c’est dans les parcs et jardins de la ville que l’on peut écouter la musique des artistes locaux avec le projet « grainazic« , fruit d’un partenariat entre les médiathèques de la ville et Wezaart, un « réseau  artistique  équitable » local.

Diffuser la création libre et promouvoir la scène locale

L’Association pour la coopération des professionnels de l’information musicale (ACIM), à travers le projet Ziklibrenbib, cherche à diffuser la musique et notamment les scènes locales. Des partenariats régionaux, en Normandie par exemple, ont vu le jour. La Gironde Music Box montre un bel exemple de développement de services à partir d’une volonté de mettre en avant la scène locale.

Les TAP (temps d’activités périscolaires) peuvent être l’occasion pour les enfants de monter un projet d’émission de radio grâce à la médiation et au matériel mis à la disposition à la médiathèque de Pacé. L’expérience semble appelée à se renouveler.

Les musiques libres de droit sont par nature moins exposées. Pour mettre en valeur ces collections, un jukebox RFID facilite la découverte de ces artistes. L’abonnement aux médiathèques de Grenoble permet l’accès à de larges ressources sur de la musique libre, accompagné des conseils et recommandations des discothécaires.

En voie de disparition, les discothécaires ? Loin de là !

Comment leur donner un second souffle ? En privilégiant notre curiosité plutôt que la consommation de produits « prêts-à-écouter » et bien marketés.

 

Pour en savoir plus : le cours de l’ABF sur la musique en bibliothèque (historique, nouvelles collections, médiation)

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un commentaire

  1. Bravo pour ce post et aussi aux bibliothécaires qui ont su évoluer, se renouveler et du coup proposer des approches du monde musical plus enrichissantes que par le passé.

    Aimé par 1 personne

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